Bénédiction de la mer 7 août 1927 ,première journée d’Apostolat Maritime

Posté le 16 novembre 2018

L’indicateur de Bayeux   9 août 1927 n°63.

La Bénédiction triennale de la Mer attire toujours, à Port en-Bessin, une affluence considérable de fidèles, promeneurs et baigneurs des plages environnantes.

Dimanche à l’occasion de cette solennité, la foule fut encore plus considérable qu’en 1924, si possible, et les jetées, les quais, les falaises étaient garnis d’innombrables spectateurs. Spectacle féerique, imposant dans le cadre merveilleux de Port-en-Bessin dont toutes les habitations avaient été décorées avec le meilleur goût. La population voulait se montrer digne de l’importance de cette fête et honorer comme il convient les hauts dignitaires, et les visiteurs. Elle y a pleinement réussi et ses efforts ont été couronnés du plus légitime succès.

La pluie, qui dans le courant de la nuit était tombée assez sérieusement, avait un moment jeté la consternation parmi l’active population de Port-en-Bessin, menaçant de compromettre la réalisation d’une journée pour laquelle, tous avaient dépensé sans compter temps et argent. Mais, à part deux ondées, l’une à la sortie de la Grand’ Messe, l’autre, avant les vêpres, le temps fut néanmoins clément ; peu à peu les nuées se dissipèrent et le soleil fit enfin son apparition, illuminant de ses rayons, la traditionnelle procession navale pour la Bénédiction de la Mer.

Une seule ombre au tableau de cette magnifique journée, vint fort malencontreusement contrister, organisateurs, population et visiteurs : l’absence de Monseigneur Lemonnier, l’Evêque estimé et vénéré de Bayeux et Lisieux, immobilisé de nouveau à la chambre par la maladie implacable.

Du moins, les ferventes prières et les vœux unanimes de l’assistance sont-ils montés vers Dieu, pour lui demander la grâce de la guérison prompte et radicale de Sa Grandeur.

 

Au Presbytère.

 Dès 9 heures du matin, toutes les personnalités ecclésiastiques et laïques prenant part à la cérémonie, sont reçues, à leur arrivée au Presbytère, par le sympathique et dévoué curé de Port-en-Bessin, M. l’abbé Bernard, chanoine honoraire de la Cathédrale de Bayeux.

Nous notons successivement au passage, en nous excusant dès à présent des oublis bien involontaires qui pourront se produire dans cette nomenclature :

Monseigneur Quirié, vicaire général de Bayeux, Protonotaire apostolique, représentant S. G. Monseigneur Lemonnier ; le R. P. Charles Heurtley, prêtre de l’Oratoire Saint-Philippe Néri, curé de l’Oratoire de Birmingham; MM. les chanoines Th. Dubosq, supérieur du Grand Séminaire, Delamare, Aubraye, Lemarchand, Merluz au et R. Dubosq, directeur au Grand Séminaire; Monseigneur Sabatier, vicaire général et Official de Paris; M. l’abbé Adam, curé de N.-D. du Vœu, à Cherbourg ; le R. P. Colomban, de l’Ordre des Franciscains, ex-officier de marine ; M. le vice-amiral Auvert, ancien commandant des escadres de l’Océan, ancien chef d’état major de la marine, président de la Fédération des Œuvres Catholiques Françaises pour Marins; M. l’amiral Merveilleux du Vignaux, ancien commandant en chef des escadres de la Manche et de la Méditerranée; l’amiral sir Edward Charlton, vice-président de l’ Apostolatus Maris ; le commandant Mabille du Chesne, capitaine de vaisseau ; le commandant Rey, capitaine de frégate ; le R. P. Ricard, lieutenant de vaisseau, devenu jésuite ; M. Arthur Gannon, secrétaire général de l’Apostolatus Maris ; le R. P. dom Odo Blundell, de l’Ordre de Saint Benoit, aumônier du port de Liverpool ; M, le chanoine Revel, vicaire général de Fréjus ; de nombreux membres du clergé, etc., etc.

Les boys-scouts de l’Oratoire de Birmingham, qui s’étaient offerts pour constituer la garde d’honneur de S. G. Mgr Lemonnier, furent déçus en apprenant que « l’Evêque des Marins », dont la réputation de bonté s’est propagée chez nos amis Anglais, se trouvait dans l’impossibilité matérielle de présider les différentes cérémonies.

Les jeunes gens de « La Vaillante » de St-Jean-Baptiste de Belleville, qui ont remporté le mois dernier à Rouen le 1er prix de gymnastique et le 2ème prix de tambours et clairons, étaient également à leur poste sous la conduite de M. l’abbé Béziel, premier vicaire de Saint-Jean-Baptiste de Belleville.

Le cortège se forme aussitôt pour se rendre à l’église, mais avant de franchir le seuil du presbytère, M. Taussac, maire de Port-en-Bessin, entouré des membres du Conseil Municipal, présente à Mgr Sabatier et aux personnalités présentes, ses souhaits de bienvenue, tout en déplorant, tant en son nom personnel qu’en celui de la population portaise, l’absence de Mgr Lemonnier.

Mgr Sabatier remercie M. Taussac en termes fort sympathiques et s’associe aux regrets des habitants de Port-en Bessin, par suite de l’absence de Mgr l’Evêque de Bayeux, en exprimant ses vœux de complet rétablissement.

La Grand Messe.

Le cortège, quittant alors le presbytère, se rendit à l’église, qui avait été décorée dans la perfection, de fleurs, verdure, motifs divers du plus gracieux effet et des pavillons aux noms des différentes barques de Port-en-Bessin.

Par une attention de la plus haute délicatesse, que chacun sut apprécier comme il sied, Mgr Quirié, s’effaçant totalement, si l’on peut dire, demanda, au nom de Sa Grandeur, à Mgr Sabatier, de bien vouloir accepter de présider les cérémonies de la journée.

Mgr Sabatier, qui accepta de grand cœur la proposition si aimable de Mgr Quirié, était assisté de M. le chanoine Revel, vicaire général de Fréjus et de M. le chanoine Th. Dubosq, supérieur du Grand Séminaire.

Mgr Quirié avait à ses cotés MM. les chanoines Delamare et Aubraye.

La grand’messe fut célébrée par le R. P. Charles Heurtley, curé de l’Oratoire de Birmingham. Les fonctions de diacre étaient remplies par M. l’abbé Clermont, vicaire de Saint-Pierre de Chaillot (à Paris), et celles de sous-diacre par M. l’abbé Brionne, élève du Grand Séminaire.

M. l’abbé Adam, curé de Notre-Dame du Vœu, à Cherbourg, dans un sermon d’une, haute puissance littéraire et bien de circonstance, retraça la vie pénible et souvent dangereuse du marin, qui expose journellement son existence pour élever sa petite famille, en se mettant sous la protection de Dieu.

Le prédicateur dépeint le départ pour la pêche, le village comme abandonné, tout le monde assistant, sur le rivage, aux derniers préparatifs : « A tous ceux qui n’en connaissent que les caresses, ou qui n’ont vu ses orages que du haut de la falaise, la mer apparaît pleine d’une captivante et d’une sereine poésie. En contemplant la glauque étendue qui mollement moutonne, on se prend à envier le sort des pécheurs. Ils doivent être bien heureux, ces hommes, auxquels est permis un contact  permanent avec l’un des plus grandioses  spectacles de la nature ! 

  Hélas ! Pour ceux-là qui lui demandent, non une distraction et des plaisirs, mais, simplement le pain quotidien, la subsistance de leur famille, l’Océan n’a pas de  tendresse ».

 Puis M. l’abbé Adam, fait ressortir l’âpreté du travail du marin à bord, pour ne rapporter bien souvent qu’une prise dérisoire et un gain insuffisant. Et il ajoute : « Vous qu’on appelle les  laboureurs de la mer, en cette journée qui est vôtre, laissez moi vous dire à quel point nous vous admirons. Recevez nos vœux les plus ardents, et, pour que ces vœux se réalisent, nous irons ce soir, sur vos barques légères, implorer les bénédictions célestes. De tout cœur nous redirons avec  le Célébrant : Seigneur, envoyez des  Cieux votre Saint Ange, qui toujours  délivre et protège nos marins ».

Le prédicateur démontre ensuite le désespoir des mères, des jeunes épouses, quand, après une tempête, alors que de courageux sauveteurs ont fait l’impossible pour sauver leurs frères, la mer, un par un, rejette des cadavres sur le rivage : « Ces pauvres naufragés reposeront dans l’étroit cimetière, à l’ombre de la croix,  bercés dans leur sommeil par la voix de la mer !.. Mais, les autres ?… Hélas ! ils sont à jamais ensevelis dans les flots !  Et c’est pour ceux-là surtout que, ce soir, notre voix s’élèvera plaintive, afin que notre prière apporte, à tous ces perdus en mer, l’espérance : Seigneur, à tous ceux que nous pleurons, en échange de nos larmes et de nos souffrances, daignez accorder la paix et le repos éternel ! Requiem aeternam dona cis, Domine !  » 

Ce très beau sermon, dont nous ne pouvons, à notre grand regret, donner que de trop courts aperçus, fut écouté religieusement et avec une réelle émotion par l’auditoire.

Pendant l’office, Mesdames Taussac et Lemeltier, accompagnées par MM. Amand Durand et Achille Durand, parcoururent les rangs pressés de l’assistance, en tendant très aimablement les coupes.

M. l’abbé Béziel, premier vicaire de St-Jean-Baptiste de Belleville, tenait l’harmonium, et M. l’abbé Debon, curé du Gast, chanta la messe de Dumont, en plain-chant, comme maitre-chantre.

A l’issue du la grand’messe, le cortège se reforma pour regagner le presbytère, mais après un arrêt au Monument aux Morts, où Mgr Sabatier prononça une vibrante allocution religieuse et patriotique. Les exécutants de « La Vaillante  »  de Saint-Jean-Baptiste firent entendre la sonnerie « Aux Champs », puis le refrain de la « Marseillaise ».

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Sortie de la Grand Messe.

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Rassemblement devant le monument aux Morts.

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Mgr. Sabatier prononce une vibrante allocution religieuse et patriote.

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Moment de recueillement.

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Les exécutants de « La Vaillante » de Saint-Jean-Batiste firent entendre la sonnerie « Aux Champs », puis le refrain de la Marseillaise.

Le banquet.

 A midi, dans la grande salle de l’Abri Thomas Lemonnier, se tenait le banquet de l’Union Catholique des Gens de Mer, réunissant plus de 15O convives.

Le menu, auquel chacun fit honneur, fut très bien préparé et servi par les soins de M. Berry, restaurateur à Bayeux.

A la table d’honneur, Monseigneur Sabatier et Quirié étaient entourés des vice-amiraux, amiraux et officiers de marine français et anglais ainsi que des personnalités ecclésiastiques et laïques des deux pays.

A l’heure des toasts, M. le Chanoine Bernard, curé de Port en-Bessin, prit, le premier la parole. Il exprima ses remerciements et félicitations, à tous ceux qui, de près ou de loin, avaient participés et contribués à la réussite de cette cérémonie de la Bénédiction de la Mer.

Il le fit, suivant son habitude, très courtoisement et surtout très spirituellement, n’omettant personne, ayant un mot aimable pour chacun et, afin que les jeunes boys-scouts de Birmingham puissent le comprendre. Il leur adressa des compliments… mais en anglais ! C’est assez dire que son toast fut souligné par des applaudissements unanimes, ainsi que par les « bans » des boys-scouts et des jeunes gens de « La Vaillante » de St-Jean-Baptiste de Belleville.

      Se levant à son tour, Mgr Quirié porte un toast très spirituel, qu’il nous serait particulièrement agréable de publier « in-extenso ». Devant l’impossibilité de le faire, qu’il nous soit au moins permis d’en citer quelques passages : « Nous regrettons tous, très vivement, que Mgr l’Evêque ne puisse présider cette fête. Les fêtes de la mer, les fêtes des marins sont ses fêtes les plus chères, et s’il a des préférences, elles sont, je le crois bien, pour les fêtes de Port. Le Curé et les marins de Port le  savent bien.

« Je regrette l’absence de Monseigneur plus que personne, surtout à l’heure où nous sommes. Il me serait si doux, non de  parler, mais d’écouter, d’écouter ces paroles qu’il nous dirait avec une simplicité, une grâce, une délicatesse dont il a le secret. Il aime tant à parler de la mer, et il en parle si bien.» 

« Quel accueil il ferait aujourd’hui à la « Fédération des Œuvres catholiques françaises pour les marins. Elle lui doit un peu la vie, votre Fédération, Messieurs, et il se faisait une joie, nous le savons, il se faisait une grande joie de présider cette première journée de l’Apostolat maritime, qui va se tenir ici pour la plus grande gloire de ce cher bourg de Port, qui entrera dans l’histoire et deviendra quelque chose, comme le premier bourg de France. » 

Et, plus loin, Mgr Quirié déclare : « Puisque j’ai l’honneur de représenter ici Mgr l’Evêque de Bayeux, c’est en son nom  que je salue très respectueusement, très cordialement aussi, nos hôtes éminents, les marins des deux nations, commandants, capitaines, lieutenants, l’élite des  deux marines, »

Puis s’adressant à M. le Curé de Port : « Quant à M. le Curé lui-même, que dirai-je ? C’est l’initiateur, c’est le créateur, c’est l’organisateur intelligent, enthousiaste ; c’est le Curé qui se fait des amis dans les deux mondes (je ne dis pas dans tous les mondes) ; c’est l’homme qui réussi parce qu’il veut réussir, et qui s’en va toujours confiant, souvent heureux,  jusqu’au bout de ses desseins, si grandioses qu’ils soient. »

Mgr Quirié, faisant allusion à la Bénédiction de la mer, précise qu’on verra tout à l’heure la foule émerveillée jouir d’un spectacle unique au monde.

Et il conclut : « Nous allons bénir la mer, pour qu’à l’heure de la tempête la  barque fragile du pêcheur ne sombre  pas, pour que les matelots reviennent toujours au rivage, se jeter dans les bras  des épouses et des mères qui les attendent.

 Vous nous dites, cher M. le Curé, que voire Port-en-Bessin ne fut jamais aussi prospère qu’il l’a été depuis que Mgr Lemonnier y est venu bénir la mer. Que  Dieu veuille conserver cette joie au pays, au Curé et à l’Evêque. » 

 Les paroles de Mgr Quirié furent saluées de frénétiques applaudissements et des vivats des jeunes gens.

M. le Curé de Port proposa alors de faire parvenir télégraphiquement à Sa Grandeur, l’adresse suivante :

Monseigneur Lemonnier, Bayeux, Fête magnifique. Clergé et population regrettent infiniment absence de Votre grandeur et avec membres nombreux de la Fédération et du premier Congrès d’Apostolat maritime lui envoient hommage de filiale vénération et vœux ardents de prompt rétablissement.

Bernard.

 Aux accents éclatants des fanfares des Boys-scouts et de la Vaillante de Belleville, les personnages officiels sont reconduits au presbytère, d’où le cortège regagne l’église, puis, après le chant du Magnificat, se rend processionnellement au port pour l’embarquement.

 

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Le cortège se rend processionnellement au port pour l’embarquement.

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Le cortège place Gaudin.

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Mgr Sabatier au milieu de la foule avant l’embarquement.

Bénédiction de la Mer. 

A l’escalier de la jetée d’amont, se tient le fidèle Achille Durand, qui procède a l’appel des noms des personnalités et invités désignés pour prendre place dans les embarcations.

Le Saint-Yves, sloop à hélice, commandé par le patron Emile Hélie, prend à son bord la bannière paroissiale, les enfants de chœur, les chantres, les Boys-scouts et la «  Vaillante de Belleville ».

La reine des Flots (patron-armateur Victor Marie), reçut à son bord : Mgr Sabatier, ses assistants et l’amiral sir Edward Charlton. Par une pensée délicate le drapeau des boys-scouts de Birmingham flottait sur cette embarcation.

A bord de la Licorne II (patron armateur Alfred Cardron), prirent place : Mgr Quirié, entouré de ses assistants et des officiers de marine français.

Toutes les autres personnalités du cortège officiel s’embarquèrent sur les chaloupes suivantes :

Clément (patron F Delain, armateur E. Delain) ; léonie (patron-armateur Anatole Lebourgeois) ; Saint-André (patron armateur André Lefournier) ; Petit Georges (patron-armateur Adolphe Vignon).

L’embarquement terminé, un coup de canon donne le signal du départ et la flottille, par deux fois, fait le tour de l’avant-port.

Au moment où la chaloupe de Mgr Sabatier passe devant l’Epi, des choristes massés sur le pont de la Mousmé (patron Romain Durand, armateur C. Walke}, mouillée au centre de l’avant-port, chantent le premier couplet des « Rameaux » de Faure.

Le Saint-Yves va se placer à l’entrée de la passe, face à la haute mer, et les chaloupes qu’il remorque stoppent également. La Reine des Flots se trouve alors entre les deux musoirs et Mgr Sabatier procède à la Bénédiction de la Mer. Les clairons et tambours sonnent « Aux Champs » et l’acclamation Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat, retentit, jaillissant de milliers de poitrines. Puis, pour la première fois, depuis de nombreuses années, et tandis que l’innombrable assistance chante le Credo la flottille pique vers le large et décrit un grand arc de cercle pour rentrer ensuite au port.

Nouvel arrêt dans l’avant-port, où Mgr Sabatier donne l’Absoute des Naufragés, et les chœurs chantent le psaume : De Profundis clamavi at te Domine.

Puis au chant du Cantique des Matelots de Port-en-Bessin la procession nautique regagne les bassins.

 Le cortège se reforme pour rentrer à l’église au chant du Cantique d’Etretat à Notre-Dame de la Garde.

Pendant le Salut, l’Acte de Consécration de l’Union Catholique des Gens de Mer au Sacré Cœur de Jésus est prononcé par M. Auguste Adam, membre de l’Union Catholique.

La quête fut faite par quatre jeunes filles, accompagnées par des membres de l’Union Catholique.

Pour clôturer la cérémonie, Mgr Sabatier donna la Bénédiction du T.-S. Sacrement.

Cette magnifique journée dont la réussite fut en tous points parfaite, fait le plus grand honneur à la population de Port-en-Bessin, à toutes les personnes qui par leur dévouement contribuèrent au succès de la fête et, enfin à M. le Curé, dont l’éloge n’est plus à faire, mais qui parvint à force de patience, de travail inlassable et de diplomatie à faire du 7 août 1927, une date inoubliable.

 Une mention spéciale revient aux jeunes gens de « La Vaillante de St-Jean-Baptiste de Belleville », et à la « Band des Boys-Scouts » de Birmingham, qui rehaussèrent encore, par leur attrayant concours, l’éclat de ces différentes cérémonies.

Copie de 1927 08 07 Bénédiction de la mer #9a

La reine des Flots (patron-armateur Victor Marie), reçut à son bord : Mgr Sabatier, ses assistants et l’amiral sir Edward Charlton.

Par une pensée délicate le drapeau des boys-scouts de Birmingham flottait sur cette embarcation.

Copie de 1927 08 07 Bénédiction de la mer #10a

La procession nautique, tiré Le Saint-Yves.

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Première journée d’Apostolat maritime le 8 août 1927.

Copie de 1927 08 07 Bénédiction de la mer #11a'

Hier lundi (8), avait lieu à l’Abri Thomas Lemonnier, la première journée d’Apostolat maritime. D’importantes décisions ont été prises au cours des deux séances d’études du matin et de l’après-midi. Nous publierons, du reste, dans un prochain numéro, les détails de cette journée.

A. A

 

Copie de 1927 08 07 Bénédiction de la mer #12 copie

« La Vaillante de St-Jean-Baptiste de Belleville » Mgr Sabatier et les divers personnalités devant l’abri Thomas Lemonnier.

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