Aérium « Stella Maris »-Etablissement des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul – Port en Bessin

Posté le 6 novembre 2019

Colonie de vacances. Aérium « Stella-Maris »

 Etablissement des filles de la Charité de Saint Vincent de Paul

Cet immeuble Situé entre la  rue Nationale et la rue Lefournier n’existe plus.

Construit au XIX siècle, endommagé par les bombardements des Croiseurs alliés, il sera démoli semble t’il en même temps que les autres ruines du débarquement, mais lui ne sera pas reconstruit.

(Correspondance au dos de la carte.)

« Ma chère Lucie. Je suis heureuse de vous envoyer la photographie de la maison de notre petite colonie. J’en profite pour vous envoyer l’assurance de mon meilleur souvenir. »

Sœur Geneviève.

Aérium

Carte postée en 1923.

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Destruction du mur antichar, en arrière plan l’immeuble et les impacts sur la façade et le toit.

Article tiré du Pilote de Port-en-Bessin : Le pilote N°17 septembre-octobre 1919

Œuvres Paroissiales

 A l’Asile Saint-Vincent. L’événement le plus notable  a été la Fête de Saint Vincent de Paul, le 19 juillet, marquée cette année par les premiers vœux de sœur Catherine, ce qui rendra la petite chapelle de la Maison chère à jamais pour notre jeune et vaillante religieuse.

—        A mentionner d’autre part, dans la Congrégation des Enfants de Marie, la mort de la doyenne d’âge, la pieuse et zélée demoiselle Augustine Marie et le mariage de Jeanne Poitevin, deux faits dont nous avons déjà parlé.

—        Mais pourquoi notre Association du Sacré-Cœur, sur laquelle nous fondions tant d’espérances pour la formation d’une élite de femmes ardemment chrétiennes, subit-elle, elle aussi, cette contagion nationale indéfinissable et que l’on nomme « la vague de paresse » ?

—     Pour l’instant l’Asile Saint-Vincent n’en est pas moins devenu plus que jamais une ruche bourdonnante. C’est tout un nombreux essaim de petites filles aux minois éveillés, envoyées par les orphelinats parisiens de Filles de la Charité ou confiées par leurs familles, qui voltige et bourdonne autour des cornettes etle soir venu, qui dort en profond silence dans un dortoir dont, après de longs mois de préoccupations, la bonne sœur supérieure commence à s’enorgueillir non sans un sentiment de gratitude envers qui de droit.

—     A la Maison  « Stella Maris ».

—    Comme la capitale, Port-en-Bessin possède aujourd’hui ses couvents rive droite et rive gauche; un revenant d’avant-guerre aurait peine, en effet, à reconnaître à présent dans l’immeuble à trois étages style Napoléon III, qui prétentieusement forme l’angle de notre rue Nationale, l’ancien hôtel du Soleil-Levant, si accueillant naguère aux marchands de poisson matineux et aux cultivateurs de la région en partie de mer. Sœur Etienne, visiteuse des pauvres et directrice du patronage des jeunes filles du quartier de l’hôpital Saint Joseph à Paris l’a, à la fin du bail de M. Pierre Digne, voici un an et quelques mois, acheté, transformé, adapté à ses desseins et rempli, de fin juin à fin septembre, de tout un peuple de jeunes demoiselles tant parisiennes que de banlieue, qui le garnissent au point de déborder dans des appartements annexes loués de ci de là. Le vaste cellier de l’hôtel est devenu un coquet réfectoire, le grenier à bois un dortoir et la galerie, où l’on dressait naguère les longues tables qui servaient aux repas de noces, une chapelle que, par délégation de Monseigneur, M. le Curé a bénite le 2 juillet, où la messe est dite chaque semaine et où le T.-S. Sacrement réside en permanence. Ces jeunes filles, soustraites quinze jours, sinon même davantage pour les privilégiées, au bureau, au comptoir, à l’atelier, où elles passent le meilleur  de leurs jours souvent sans air ni soleil, goutent  chez nous le parfait bien-être du corps et de l’âme: grands horizons, belles promenades et retraite spirituelle de 8 jours donnée par le P. Jean et couronnée le 15 août sans parler de l’instruction et du baptême de deux jeunes néophytes. En procurant une cure d’air pur à cette jeunesse des faubourgs parisiens, sœur Etienne, avec aménité, enjouement, gaîtéles fait passer en même temps sous les rayons de la grâce divine, projetés par la toute puissante et toute maternelle Etoile de la Mer. Cette œuvre d’apostolat qui s’exerce chez nous au profit de jeunes personnes qui ne font que passer parmi nous et qui, quasi toutes nous demeureront inconnues, nous apparaît vraiment une bien bonne œuvre.

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Colonie de vacances  « Stella-Maris ».   Les jeunes filles jouant dans la coure.

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Colonie de vacances  « Stella-Maris ».  Jeunes filles jouant à la balançoire.

 (Correspondance au dos de la carte.)

    30 août 1923.

   De Port-en-Bessin, je vous envoie mon meilleur souvenir.

Voilà15 jours que je suis ici, le temps se passe très agréablement avec la jeunesse. Votre petite protégée, arrivée de 2 jours, à l’air de se plaire avec nous. Elle parait un peu fatiguée, mais dit-elle c’est son état habituel. J’espère Madame, que vous vous reposez bien et que votre santé est bonne.

J’ai reçu des nouvelles de Sœur Thérèse qui sont très bonnes.

   Toute la petite communauté de Port, qui se compose actuellement de 4 sœurs, se joint à moi pour vous envoyer ses respectueuses amitiés.

     Sœur Marthe.

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La coure intérieure de la petite colonie, à gauche on voit l’immeuble qui  été détruit , la coure est devenue un parking.

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Photo  que je suppose prise  sous les marronniers de la coure de la Stella Maris.

On peut y voir un marin avec son poisson au milieu des jeunes filles.

 

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